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Politique et gouvernance

Le Ministre Hounkpatin expose les efforts du gouvernement, les députés demandent encore un peu plus.

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Parmi les ministres présents au parlement jeudi 04 Juillet dernier, figure Hounkpatin Benjamin de la Santé Publique. Il était fzace aux députés pour leur apporter des réponses au sujet de la situation des dialysés en République du Bénin. On note d’après sa présentation que le gouvernement de la Rupture a fait un gros effort dans l’amélioration de la prise en charge des malades à travers la multiplications des gestes idoines. Malgré cela, il reste à faire pour étendre la couverture sanitaire et faciliter le soulagement des malades sur toute l’étendue du territoire. C’est ce qu’on peut retenir à travers les interventions de certains représentants de la Nation qui malgré tout que le gouvernement peut mieux faire.

La séance plénière du jeudi 4 juillet 2024 à l’Assemblée nationale s’est consacrée aux questions d’actualité posées par les députés de la neuvième législature. Parmi ces questions, figure en bonne place la situation des malades dialysés au Bénin. Le gouvernement représenté par le ministre Benjamin HOUNKPATIN de la santé s’est prêté à l’exercice pour apporter de l’eau au moulin des députés quant à la situation.

Pour le ministre de la santé, depuis 2016 le gouvernement a entrepris de profondes réformes dans le secteur de la santé pour corriger les faiblesses majeures qui limitaient sa performance. C’est ainsi que depuis 7 ans, d’importantes réformes législatives, institutionnelles et organisationnelles sont en cours de mise en œuvre et parmi celles-ci figure en lettre d’or celle liée à la prise en charge des malades dialysés au Bénin. Selon le ministre dans sa réponse au gouvernement, un vaste plan de renforcement du plateau technique a été aussi élaboré avec la construction et la réhabilitation de plusieurs hôpitaux et formations sanitaires et l’acquisition d’équipements de pointe pour permettre un accès plus large, plus équitable des populations aux soins de qualité, dont la dialyse. Dans le domaine des ressources humaines plus de 200 bourses ont été octroyés aux médecins et paramédicaux depuis 2016. Trois (03) nouveaux néphrologues ont été recrutés pour renforcer l’offre de service de prévention et de prise en charge des maladies du rein. Un master en néphrologie et dialyse a été créé en 2021 pour former les agents paramédicaux afin d’assister les néphrologues dans la prise en charge des cas et améliorer ainsi le nursing pour les patients dialysés : Trente et une (31) bourses ont été offertes depuis ce temps et la première promotion de ces agents sort de l’école de formation en fin décembre 2023. Ainsi ces agents seront recrutés et mis à la disposition des unités de dialyse pour étendre l’offre de soins aux dialysés et la rapprocher des populations à l’intérieur du pays.

Par ailleurs, le ministre a fait savoir que de nouvelles unités de dialyse ont été mises en place au CHUD Ouémé-Plateau à Porto-Novo et au CHD Zou-Collines à Abomey. Ces unités viennent compléter celles du CNHU-HKM de Cotonou et du CHUD Borgou-Alibori à Parakou qui ont été renforcées. Ainsi, 57 nouveaux générateurs de dialyse, des équipements d’hémofiltration et des unités de traitement et de distribution de l’eau ont été acquis en 2022 au profit des quatre unités de dialyse. Un mécanisme plus sécurisé d’approvisionnement des kits de dialyse impliquant la SoBAPS a été mis en place pour prévenir les ruptures en intrants jadis fréquentes.

Il n’a pas manqué dans sa réponse aux députés de définir ce qu’il entend techniquement par la dialyse. Selon lui, l’insuffisance rénale constitue un des problèmes importants de santé publique dans notre pays. Cette insuffisance rénale est une perte des fonctions rénales et se caractérise par l’incapacité des reins à éliminer les déchets et à équilibrer les liquides de l’organisme. Pour lui, la dialyse qui permet de maintenir le malade vivant pour quelques années, est une technique médicale qui permet d’assurer artificiellement et partiellement les fonctions d’épuration du sang qu’effectuent en temps normal les reins. Il faut normalement 3 séances par semaine et à vie pour chaque patient en cas d’insuffisance rénale chronique terminale (sauf greffe rénale).

Au Bénin à la date du 1er novembre 2023, le nombre total de dialysés enregistrés par les formations sanitaires est de 412 personnes, dont 288 à la charge de l’Etat et 124 à leurs propres frais. Les créances dues par l’Etat central aux hôpitaux après l’audit réalisé au 31 décembre 2019 s’élèvent à 3 460 244 398 F CFA.

À la date du 1er novembre 2023, le nombre total de personnes qui bénéficient de la prise en charge de l’Etat pour leur dialyse est de 288. Il s’agit des agents de l’Etat en fonction, leurs enfants de moins de 21 ans et leurs conjoints, les retraités de la fonction publique, leurs enfants de moins de 21 ans et leurs conjoints pour un total de 85 ainsi que des indigents déjà enrôlés avant 2019 pour un total de 203, a laissé entendre le ministre Benjamin HOUNKPATIN .

Du 1er janvier 2019 au 1er novembre 2023, 512 personnes sous dialyses sont décédées. Les causes directes à la base des décès enregistrés sont entre autres, l’anémie, l’hypocalcémie sévère, l’hémorragie pendant les séances de dialyses, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), les crises cardiaques, le diabète décompensé, l’embolie pulmonaire, la septicémie à point de départ de la fistule ou du cathéter. Le Gouvernement selon le ministre œuvre à mettre en place, pour réduire les décès, plusieurs pôles d’excellence en médecine dans notre pays, notamment en chirurgie cardiaque, en cardiologie interventionnelle, en ophtalmologie pour ne citer que ceux-là. Dans le même registre, il importe également de signaler la mise en place d’un comité sur le développement du pôle d’excellence sur la transplantation rénale qui est la solution définitive à l’insuffisance rénale chronique.

Hounkpatin conseille les personnes dialysées

Aux personnes hypertendues et diabétiques, il conseille d’accepter leur maladie et de prendre régulièrement les médicaments prescrits par les soignants et de faire au moins une fois par an, un examen sanguin afin de contrôler l’état des reins. Parallèlement pour réduire la prévalence des cas d’insuffisance rénale, le Gouvernement du Bénin, s’est investi dans une série de mesures visant à assurer des soins promotionnels, préventifs et curatifs intégrés à la base notamment la mise en œuvre de la politique de santé communautaire, le renforcement de la lutte contre les maladies non-transmissibles, l’assurance-maladie obligatoire.

Réaction des députés

Sur la question relative à la situation des dialysés, l’honorable Issiaka Arouna est resté sur sa soif car il s’attendait à entendre le gouvernement déclarer que la prise en charge des personnes qui souffrent d’insuffisance rénale chronique au Bénin est désormais gratuite. Quand bien même il a reconnu qu’un gros effort a été fait par le gouvernement, il a fortement insisté sur la répartition inéquitable des centres de prise en charge des malades. Et pour corriger cette situation, il a suggéré qu’on élargisse les centres de prise en charge des dialysés aux Départements de l’Atacora-Donga et de l’Alibori. « Il est temps de mettre fin à l’indifférence générale qui s’observe en ce moment à l’égard des personnes qui souffrent d’insuffisance rénale », a-t-il dit. Ses collègues Joël Godonou, Sariki Raoufou, Ouoroukou Habib sont allés dans le même sens que lui. Ils ont estimé que cela pose un problème que le Bénin ne puisse pas trouver 2 milliards de F Cfa pour prendre en charge de façon gratuite ses filles et fils qui meurent à cause de l’insuffisance rénale.

Fatolou Rachidatou du Bloc Républicain a salué les nombreux efforts consentis par le gouvernement. Elle a imploré l’indulgence du gouvernement afin que d’autres mesures d’allègement soient prises. Pour son collègue Sossou Casimir du même groupe parlementaire, les mesures prises jusque-là sont à saluer. Cependant, il urge d’aller au-delà de 04 centres publics de prise en charge des dialysés. Et pour ce faire, il a suggéré que chaque département soit doté de son centre avec la possibilité de rendre gratuits les trois premiers mois de dialyse. S’agissant de la durée de prise en charge gratuite, sa collègue Sofiath Schanou a suggéré 06 mois.

Les députés du groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau ont salué les efforts qui sont faits par le gouvernement dans le domaine de l’accès des populations aux soins de santé de qualité.

S’agissant notamment de la situation des dialysés, l’honorable Gérard Gbénonchi a mis l’accent sur les pratiques malsaines révélées par les audits dans la prise en charge des dialysés. Il a plaidé pour que le gouvernement revienne à la prise en charge totale des malades. « Ce n’est pas 2,5 milliards de dépense pour les dialysés qui vont nous tuer », a-t-il dit. Natacha Kpochan, Alice Dadégnon, Aké Natondé qui ont plaidé pour que tous les dialysés déclarés (fonctionnaires de l’Etat ou non) soient pris en charge par le gouvernement

.Géoffroy Wusa

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