Les écoles primaires et collèges des quatre villages pilotes impactés par le projet d’appui à l’Education Inclusive à travers l’amélioration des Perceptions du handicap au Bénin (EdIP-Bénin) exécuté par CIPCRE-Bénin grâce au soutien technique et financier de ERIKS, ont accueilli du 14 au 26 juin 2024, des séances de présentation des œuvres artistique et culturelle produites par les enfants pour sensibiliser la communauté scolaire. Ces séances ont permis aux enfants de s’exprimer et de revendiquer leurs droits à l’éducation inclusive et à un environnement sain et propre.
Dessins, tableaux peints, sketch, contes, ce sont entre autres les œuvres produites et restituées par les apprenants des établissements scolaires identifiés par le projet EdIP-Bénin dans la basse vallée de l’Ouémé. Cette restitution a été effective dans la commune de Dangbo à l’EPP Akokponawa et au CEG Zounta, dans la commune d’Adjohoun à l’EPP Houèda et au CEG Gbada, dans la commune de Bonou à l’EPP Agbona et au CEG 2 Bonou, puis dans la commune des Aguégués à l’EPP Bembè 2 et au CEG Avagbodji.

La restitution des œuvres artistiques et culturelles produites par les enfants fait suite aux ateliers artistiques organisés au profit des responsables des gouvernements scolaires et autres apprenants des huit écoles/collèges dans les quatre communes (Aguégués, Dangbo, Adjohoun et Bonou) d’intervention du projet d’appui à l’Education Inclusive à travers l’amélioration des Perceptions du handicap au Bénin (EdIP-Bénin) mis en œuvre par l’organisation non gouvernementale Cercle international pour la promotion de la création (CIPCRE-Bénin) avec l’appui technique et financier de ERIKS.
Selon la chargée du projet EdIP-Bénin, « les ateliers avaient pour objectif de développer les talents artistiques des enfants afin de leur permettre de mieux s’exprimer à travers l’art et la culture sur les droits de tous les enfants, handicapés ou non, et de se faire entendre par les pouvoirs publics et les communautés », a indiqué Igore Djossou Koutangni. Si ces séances de restitution sont effectives depuis l’an dernier, la chargée de projet EdIP-Bénin fait savoir que des œuvres artistiques dont les dessins, poésies/contes, théâtres contribuent véritablement à sensibiliser la communauté scolaire sur l’inscription d’un enfant handicapé, le vocabulaire adapté, l’acceptation et l’inclusion sociale de leurs camarades qui ont des déficiences.
Des acteurs culturels identifiés par CIPCRE-Bénin sont mis à contribution pour encadrer les enfants dans chaque établissement. Djossa Missigbeto, consultant en art de l’oralité, appréciant l’assiduité et le dévouement des apprenants lors des séances d’encadrement, laisse entendre qu’à travers les présentations d’œuvres artistiques, ces apprenants ont d’une part renforcé leur leadership en matière de défense des droits de l’enfant, et d’autre part développé leur estime de soi grâce à la saine émulation.
Prenant part à la restitution à Akokponawa, Raoul Akindes, représentant de ERIKS remercie tous les acteurs associés à cette activité et affiche sa satisfaction au regard des prestations faites par les enfants : « j’ai été impressionné surtout par les tableaux présentés qui traduisent en effet le changement au niveau des enfants qui n’ont plus de difficultés à s’exprimer ; également les chansons nous invitent à mieux considérer les personnes handicapées, et ce sont là des indicateurs qui montrent qu’il y a un changement au sein de la communauté ».
Parcourant leurs propres œuvres, notamment les productions oratoires et plastiques, les enfants manifestent toute leur fierté : « nous avons réussi à sensibiliser les participants, à travers nos œuvres, sur les droits des enfants en général et le droit à l’éducation inclusive en particulier. C’est un défi relevé pour que l’éducation inclusive soit une réalité dans nos écoles, et nous remercions CIPCRE-Bénin et son partenaire ERIKS pour leur appui », martèle Rosemonde Hounoukon du CEG 2 Bonou.
Au terme de ces séances de restitution, les meilleurs élèves identifiés pour l’expression de leurs talents, ont été primés. C’est donc pour eux un encouragement et une motivation à faire mieux et à surtout œuvrer pour la promotion de l’éducation inclusive.
Akuèmanho G.